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 Les éleveurs du Limousin découvrent, dégoutés, des "usines d'élevage" au Mexique

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Léo
Jeronimaute compulsif
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MessageSujet: Les éleveurs du Limousin découvrent, dégoutés, des "usines d'élevage" au Mexique   Mar 2 Nov - 12:02

Les éleveurs du Limousin découvrent, dégoutés, des "usines d'élevage" au Mexique


Sur la route de Guadalajara, les congressistes du Conseil international limousin ont découvert la réalité des conditions d'élevage d'un "feed lot", un centre où 8.500 bovins sont engraissés à coups d'hormones de croissance et de fiente de poulet. Écoeurant.

Je n'ai pas de nom. Je ne suis qu'un numéro. Issu du croisement d'un zébu et d'une limousine, je suis arrivé dans ce parc d'engraissement il y a deux mois. Je pesais 250 kg. Quand je suis arrivé, ils m'ont implanté une hormone de croissance dans l'oreille.
Notre ration de nourriture se compose d'un tiers de fiente de volaille, de paille et de protéines. Tous les jours ils font rentrer un camion de 25 tonnes de déjections de volaille en provenance des élevages alentour. Je mange 15 kg par jour de cette ration. Quand ils vont m'abattre c'est de cette viande-là que les humains vont se nourrir. Je pèserai alors plus de 500 kg.

Ici, nous sommes plus de 8.500 animaux dans des enclos semi-couverts sur 250 hectares. Il y a aussi des ovins fermés dans d'immenses cages. Pour l'instant, je vis dans un enclos avec 120 de mes congénères.

On nous fait changer d'enclos en fonction de notre état d'engraissement mais on piétine toujours dans nos excréments et notre urine. La vie est triste dans cette prison en plein air. Tout est noir et puant.

L'autre jour, nous avons eu la visite d'un groupe d'éleveurs du limousin (photo 3). Fallait voir leur tête, les pauvres. Ils avaient l'air effaré. Pour les narines sensibles des humains, l'odeur ici est épouvantable. « Ça ne fait pas envie », disaient-ils en choeur.

Pas mal de mes collègues d'enclos sont issus de croisement avec des limousines et des charolaises. Il paraît que là-bas, dans le Limousin, les vaches sont nourries à l'herbe, qu'elles broutent en petit groupe sur des hectares vallonnés et que leurs maîtres sont bons avec elles. Ils leur parlent, ils leur donnent des noms et ils sont fiers d'elles. Moi je n'ai jamais vu un brin d'herbe verte et je n'en verrai jamais.

Tous ces humains que l'on appelle éleveurs nous regardaient avec amour ; ils avaient l'air triste aussi de nous voir ainsi.

Leur chef, dénommé Bernard Roux, a dit « ce genre de structure salit l'image de l'élevage. C'est l'inverse absolu de ce que nous faisons en Europe. Et c'est cette viande produite dans des conditions sanitaires et environnementales plus que douteuses qui est diffusée largement dans le monde. »

Le journaliste à qui il parlait avait l'air de faire des efforts pour ne pas vomir.

« Il faudrait que les responsables politiques européens voient ça pour comprendre ce qu'on fait manger aux gens », s'est emporté un autre, appelé Alain Rivière, éleveur de limousines dans les Pyrénées.

« Ce n'est rien d'autre qu'une usine à viande », a renchéri à voix forte Jean-Pierre Lecourt, un responsable de groupement. « Et pendant ce temps nous, on nous emm**** avec des normes environnementales draconiennes ! » a lâché Gilles Deconchat, un éleveur.

« Il y a beaucoup d'animaux crevards en très mauvais état », dit tout bas Jean-Pierre Boutet, un autre éleveur.

« Il existe pire que ça, insiste Gilles Lecourt. Ici, ils ont pris la peine de construire des allées bétonnées. Et les enclos ont l'air d'être raclés régulièrement. J'ai visité un "feed lot" aux États-Unis où les enclos couvraient la vallée sur des centaines d'hectares. »

Nous ne serions donc pas si mal lotis que ça dans notre "feed lot" mexicain ? Ça console un peu. Des éleveurs européens qui visitent un endroit comme celui-là sur ce continent, il ne doit pas y en avoir beaucoup.

Des visiteurs en général, nous n'en avons guère. Le centre est sous bonne garde. Une voiture de la police municipale circule dans les allées toute la journée. Ça aussi, ça les a surpris les Limousins. Des hommes en armes dans un élevage !

Ils sont partis et je suis toujours aussi triste. Depuis leur visite, je fais toujours le même rêve. Une belle herbe verte et tendre. A perte de vue.
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