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 «Les taux d'intérêts ne devraient pas être relevés avant six mois»

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Léo
Jeronimaute compulsif
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MessageSujet: «Les taux d'intérêts ne devraient pas être relevés avant six mois»   Sam 2 Jan - 3:40

«Les taux d'intérêts ne devraient pas être relevés avant six mois»

22/12/2009 | Mise à jour : 17:40 | Commentaires 1 | Ajouter à ma sélection


Il est si beau que je ne pouvais pas ne pas remettre sa photo ici, d'autant qu'en publiant une photo si grande, il voulait qu'on le voit...

INTERVIEW - Patrice Gautry est chef économiste et membre du comité d'investissement de la maison de gestion suisse Union Bancaire Privée. Il dresse ses perspectives pour l'année 2010.

Lefigaro.fr/jdf.com En 2009, le rebond des marchés financiers et le retour à la croissance de plusieurs pays semblent indiquer une sortie de crise. Quel niveau de croissance prévoyez-vous en 2010 ?

Patrice Gautry Nous nous efforçons de bâtir nos prévisions avec un réalisme objectif, dans les phases d'expansion comme dans les périodes de récession. Pour justifier le fort rebond des marchés financiers au cours de l'été dernier, les économistes ont dû revenir à des discours plus roses, aux Etats-Unis comme en Europe. Mais la croissance dans ces économies est uniquement générée par les aides gouvernementales : sans celles-ci, ces pays resteraient en récession. Nous refusons donc d'alimenter le discours des optimistes qui veulent croire au retour de la croissance : objectivement, la croissance en Europe n'est pas soutenable au-delà de 1,5% ou 2%.

Pour autant, l'éventualité d'une croissance en W, avec une nouvelle période de récession qui serait à venir, nous semble peu probable : dans 80% des cas, ces rechutes sont provoquées par une politique monétaire devenue trop restrictive, trop tôt. La croissance devrait perdurer, et elle devrait atteindre 2,7% au niveau mondial en 2010, avec une progression de 2,1% aux Etats-Unis, et de 0,9% dans la zone euro. Cette croissance très molle pourrait perdurer pendant plusieurs années. Les moteurs de la croissance mondiale lors de la prochaine décennie seront les pays émergents, et l'Asie en particulier, avec des perspectives de croissance en 2010 que nous évaluons à 9,2% pour la Chine et à 7,5% pour l'Inde.

Le Fonds monétaire international (FMI) a souligné dans un article publié en octobre dernier que le potentiel de reprise dans les pays occidentaux est ténu, de façon conjoncturelle, mais aussi structurellement. Il faudra sans doute sept à dix ans pour retrouver un réel potentiel de croissance, si les investissements nécessaires sont réalisés. A chaque sortie de crise, on redécouvre l'intérêt d'investir en recherche et développement, mais cette prise de conscience s'opère trop tard. Prenez le plan Université en France, par exemple : c'est une excellente mesure, mais elle aurait dû être instaurée en 2000.

Pourquoi, dans vos perspectives 2010, détaillez-vous cinq scenarii d'événements extrêmes qui pourraient de nouveau faire basculer l'économie mondiale dans la récession ?

Ces cinq scenarii de risques d'événements extrêmes sont tous des crises de confiance. Leur réalisation est très peu probable, et l'évolution des taux longs et des devises permet de surveiller le niveau de la confiance. Pour autant, ces risques ne doivent pas être ignorés. L'inflation, comme la déflation, la perte de confiance des investisseurs dans la dette gouvernementale des Etats-Unis, du Royaume-Uni et du Japon, ainsi que la défiance envers le dollar voire envers toute monnaie fiduciaire constitueraient des chocs colossaux pour l'économie mondiale s'ils venaient à se réaliser, ce qui est heureusement peu probable.

Nous pensons en effet que les gouvernements continueront d'agir, et d'investir, tant qu'il sera nécessaire pour éviter de sombrer dans une déflation chronique, comme celle que vit le Japon. Le G20 reste prêt à mettre en place des mesures de relance, quel qu'en soit le prix, car ils savent que sortir de la déflation coûterait bien plus cher. Nous avons confiance dans la politique des gouvernements, et aussi dans celle des banques centrales, qui devront éponger rapidement les liquidités déversées dès qu'une croissance réelle sera de retour. Les taux d'intérêts ne devraient pas être relevés avant six mois.

Une première étape critique devrait avoir lieu au premier trimestre 2010, quand les banques centrales vont cesser de refinancer les Etats, qui seront alors contraints de trouver un autre mode de refinancement. On peut imaginer que les banques soient invitées ou contraintes à acheter des obligations d'Etat. Une sorte de retour d'ascenseur pour les aides qu'elles ont reçues des gouvernements au plus fort de la crise, et qui les auront mises à l'abri d'une éventuelle faillite.

Quel portrait de l'économie dressez-vous à la fin de cette année 2009 ?

L'année 2009 s'achève sur le constat que les ménages et les Etats ont davantage payé pour cette crise que les entreprises. Les marges ont en effet été relativement préservées, mais leurs capacités d'investissement n'ont pas augmenté. Chaque crise joue un rôle d'accélérateur des tendances existantes. En général, les emplois perdus dans l'industrie lors des crises ne sont jamais recréés dans ce secteur, malgré la reprise.

Nous attendons désormais des relais de croissance, après que les politiques publiques ont bien aiguillonné la demande en 2008 et 2009. Sans ses relais, et avec la hausse du chômage qui a déjà débuté, le désendettement et le faible niveau d'investissements, les moteurs de la déflation sont en place.

Quels niveaux de cours pour l'or et le pétrole, et quelle parité entre l'euro et le dollar anticipez-vous en moyenne pour 2010 ?

L'or devrait continuer de monter au premier semestre 2010, jusqu'à 1.500 dollars l'once, voire davantage. Les cours des matières premières devraient être très volatiles l'an prochain. Le baril de pétrole devrait se maintenir dans une fourchette de prix comprise entre 75 et 80 dollars. Au-delà de ces niveaux de cours, la croissance serait pénalisée. A 100 dollars pour un baril, la reprise serait condamnée.

Quant au dollar, il devrait continuer de se déprécier, l'euro s'échangeant en moyenne contre 1,53 ou 1,55 dollar. Mais en cas de défiance envers le billet vert, hypothèse qui constitue l'un de nos scénarii extrêmes, il pourrait chuter davantage. L'euro pourrait alors valoir 1,7 à 1,8 dollar. Mais, je le rappelle, ce scénario est peu probable.

Quelles pourront être les opportunités d'investissement en 2010 ?

De façon générale, mieux vaut préférer miser sur des actifs physiques que sur des actifs nominaux. Les matières premières, en particulier, restent orientées à la hausse, du fait de l'industrialisation croissante des pays émergents. Les positions sur les actifs risqués peuvent être privilégiées tant que les politiques monétaires resteront accommodantes, tout en prévoyant de redevenir liquide si le risque d'événements extrêmes grandissait. En revanche, mieux vaut saisir le premier raffermissement du marché pour commencer à réduire l'exposition aux obligations d'entreprises «investment grade», et miser sur des défensives, qui offrent un rendement plus élevé. Le portefeuille devra demeurer diversifier avec de l'or et exposé à la croissance des pays émergents. On veillera à éviter les obligations gouvernementales de longue échéance, en particulier celles émises par les Etats-Unis, le Japon et le Royaume-Uni.

Il est possible d'adapter sa stratégie aux risques d'événements extrêmes exposés précédemment. Pour se protéger du risque de dépréciation du dollar, il est possible d'acheter des options d'achat à long terme fortement en dehors de la monnaie sur le couple dollar américain et dollar australien et l'or. Une stratégie anti-déflation consiste à acquérir des options de vente à long terme sur l'indice S&P GSCI, ou encore des options d'achats à long terme sur le future Bund à 10 ans.

Source : http://www.lefigaro.fr/sicav/2009/12/22/04006-20091222ARTFIG00600-les-taux-d-interets-ne-devraient-pas-etre-releves-avant-six-mois-.php
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